• Pascale Fuchs

Pourquoi j'ai changé de vie et adopté un nouveau mode de vie plus lent ?


Ralentir et prendre le temps au pied d'un olivier centenaire.



J’ai fait le rêve il y a dix ans d’ouvrir un jour une Maison d’hôtes. A cette époque, en 2010, à l'aube de la quarantaine, j’ai commencé à adopter un mode de vie "Slow", que je pressentais plus économe et durable : consommation de produits locaux en intégrant une Amap, recherches sur les énergies renouvelables, économie de l’eau, recyclage, tri des déchets, pratique d' activités douces comme la méditation, le yoga, la marche, le vélo pour aller travailler.



A force de vivre trop vivre, j'ai perdu le sens

Mon travail et mon mode de vie de l’époque me semblait déjà trop stressant, trop rapide. A plusieurs reprises je me suis sentie au bord du burn-out. Je passais mon temps à dire «  je n’ai pas le temps». Cumuler travail, famille, enfants, vie sociale, transports dans des embouteillages croissants, patron harcelant dans une journée qui ne faisait que 24h était un vrai défi. J'avais conscience de subir des rythmes qui me convenait de moins en moins, j'étais en quête de sens et ressentais le besoin de revenir à l'essentiel. Mais je ne savais pas comment faire.


Il m’a fallu du temps, 10 années pour m’enrichir de connaissances, d'expériences et compétences pour être prête à écrire une nouvelle page de mon histoire.

Dix années pour ralentir, apprendre à me re-connaître, me ressourcer, m’évader, partager, comprendre, prendre conscience, me reconnecter à la nature, à ma nature pour peu à peu redonner un sens à ma vie.

Dix années à mettre des mots dans cette quête de sens, à chercher des réponses sur les chemins, dans les rencontres de la vie, dans une recherche de compréhension du plus grand que moi. Peu à peu j'ai osé marcher mes rêves pour en faire pas après pas une nouvelle réalité. Malgré les doutes, malgré les obstacles, malgré les regards.


J'ai franchi le pas d'un énorme changement de vie personnelle et professionnelle en 2017, en espérant trouver un nouvel équilibre. Trois années de travail intense, de refonte, de repli aussi. Nécessaires pour avancer, dans un contexte économique, écologique, social en pleine mouvance. Puis est survenue la « Crise COVID-19 ». Révélateur, accélérateur, me faisant prendre conscience de l'urgence et de la nécessité de vraiment vivre ce que je ressentais au plus profond de moi. Venu le temps du confinement dans son cocon, la chenille devenue chrysalide s'est laissé le temps de la maturation lente avant de devenir papillon.


Ces lieux chargés d'histoire comme le Pont du Gard, les pierres millénaires de cette terre ont tant de secrets à me conter.


A l’aube de mes 50 ans, je n'avais pas prévu que 2020 fut une année aussi intense de transformation. Au niveau collectif, changement imposé par les multiples contraintes et restrictions, les mesures sanitaires imposées, la découverte des restrictions de liberté, l'impossibilité de se réunir avec sa famille ou ses amis, l'obligation de se tourner vers son intérieur le plus intime.

Au niveau individuel, prise de conscience de la finitude de la vie, mais aussi de la nécessité d'être acteur du changement, du renouveau pour participer à l'émergence d'un monde que je rêve plus sain, plus simple, plus naturel, plus authentique, plus respectueux de l'humain et de la nature. Un monde où chacun pourra reprendre le pouvoir de son bien-être, pourra choisir l'autonomie, un mode de consommation plus conscient et plus vertueux.

En cette année de transition majeure, l’heure est venue de matérialiser mes rêves de vie durable, de vivre au quotidien mes intuitions, mes ressentis, en harmonie avec les rythmes de la nature et des saisons. De chercher encore et encore, des réponses à mes questions pour vivre en conscience et espérer créer, inspirer de nouveaux éco-systèmes plus durables, pour prendre soin de notre mère terre, cesser de l'épuiser, de piller ses ressources sans se soucier de son avenir, de celui de nos enfants.

De ma Slow Life à l’éco-tourisme :

Marcher, respirer, observer, ressentir, méditer, prendre soin de soi, de la nature, des autres. Suivre sa voie aussi. C’est ce que j'expérimente depuis 10 ans déjà dans mes cours de marche nordique, avec une formation de yoga, dans ma cuisine, celle de la pizzeria que nous avons créé avec mon compagnon à Annecy.


J'ai marché sur les Chemins de Compostelle, voyager au volant de mon Combi VW de 1971, découvert la spiritualité de l'Inde et gravi l'un des sommets de l’Himalaya.

Journaliste et rédactrice dans ma précédente vie, j'ai lancé le magazine « Genevois Styles » pour partir à la rencontre des artisans et producteurs de ma région, puis une association « Les Cré’Acteurs du Genevois » pour fédérer les indépendants et créateurs d'entreprises.


Désireuse d'adapter mon mode vie à mes aspirations, mon envie de changement, de me reconnecter à un mode de vie plus simple et plus proche de la nature, de partager et transmettre les enseignements reçus, en cette année 2021, je vais donner vie à mon rêve, ouvrant les portes de ma maison d'hôtes, La Magnanerie de Dions, dans un esprit de "Slow Tourisme" avec le souhait de partager des valeurs qui me sont chères, celles que j'ai reçues de mes ancêtres.

Cette maison a pour moi le parfum de l'enfance, de la famille, de l'éducation campagne et durable que j'ai reçue. Mes grands-parents cultivaient la terre, vivaient en presque autonomie, recyclaient, cousaient, bricolaient, réparaient au lieu de jeter, faisaient du neuf avec du vieux. Dans les années 80 qui m'ont appris à consommer du jetable, je me suis moquée d'eux. Qu'ils m'en excusent, avec tout l'amour et l'attention qu'ils m'ont porté, je m'aperçois aujourd'hui de mon erreur.

Les vacances à la ferme, les bottes de foin que l'on empilait sur le tracteur du pépé, les petits pois que j'écossais l'été, les oeufs des poules que l'on ramassaient avec mémé Simone, les confitures qui mijotaient sur le feu de Tounette, les siestes sous les pommiers de Ninie ont bercé mon enfance. C'est un peu de tout cela que je veux retrouver. Un peu par nostalgie, mais aussi par sagesse. Car je sais que le rythme frénétique de la société de consommation ne me mène pas, ne nous mène pas dans la bonne direction. Pour moi il est temps de prendre le temps de vivre, de contempler les étoiles, de cuisiner, d'accueillir, de partager, dans un mode doux, au rythme de la marche sur les sentiers de la garrigue qui m'appelle.


Les ruelles pittoresques de Dions, charmant village typique du Gard, entre Nîmes et Uzès.



C’est à Dions, petit village pittoresque "dans son jus" qu'une maison simple et authentique m'a a appelé pour poser mes valises et donner vie à mon nouveau projet en cohérence avec la vie que je souhaite vivre pour ma deuxième partie de vie.

Je rêvais d'une ferme en pierres et c'est une ancienne Magnanerie qui a croisé mon chemin, qui m'a touché en plein coeur, comme un coup de foudre.


Cette ancienne ferme gardoise où l’on élevait des Vers à Soie, rénovée avec passion par ses propriétaires depuis 15 ans, avec des matériaux écologiques et durables, dans le respect du bâti et des matériaux de l’époque rassemble tous les éléments que j'avais imaginé pour ouvrir un éco - lieu favorisant le partage et les rencontres dans un esprit familial et convivial, autour d'une philosophie de vie plus consciente et respectueuse de l'humain et la nature, pour :


La crise du Covid a boulversé les modes de vies, les modes de consommation, les modes de voyager. Qu'on le veuille ou non, tout ne repartira pas comme avant. Les modifications internes et externes sont immenses, invisibles. Comme la partie immergé de l'iceberg. Comme l'effet papillon, dont le battement d'aile ici, produit un tsunami là-bas. On ne prendra plus l'avion low-cost pour un week-end dans une grand capitale européenne comme avant. Les week-end ressourçants au rythme de la nature, à la découverte à pied ou en vélo, sur des chemins de traverse, des traditions de nos campagnes, de nos paysages si riches sont une nouvelle tendance, façon slow-tourisme.


Réservez votre séjour à La Magnanerie à partir du 4 juin 2021.

Rencontre avec l'Arc en Ciel dans les Gorges du Gardon, un petit bonheur simple comme je les aime.




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